Testostérone et Cosmétiques. l’Homme du XXIe siècle, est-il bien dans sa peau?

Il semblerait que oui, si l’on en juge par les dernières études publiées concernant la cosmétique masculine. L’homme d’aujourd’hui et particulièrement le Millénial prend soin de lui, de son look et, à défaut d’utiliser les produits de sa compagne ou de sa sœur, il dispose maintenant d’une palette de produits qui lui sont dédiés, sans pour autant avoir à remettre en cause sa virilité.

Les grandes marques ont bien compris que les nouveaux mâles sont arrivés. Même si les géants du grand écran restent emblématiques du pouvoir masculin, on pense notamment à Clint Eastwood et à son charme éternel ou encore à Robert Redford, les Rambo et autres Supermen ne sont plus dans la course, puisqu’ils n’auraient jamais imaginé se maquiller en dehors des tournages.

Imaginez que 62 % des hommes font directement leurs achats de produits cosmétiques et qu’ils représentent la plus grande dynamique de vente du secteur de la beauté : 38,5 milliards d’euros aujourd’hui, avec une projection de 49,8 milliards pour 2026 (étude du cabinet spécialisé Report Linker).

On commence par une crème hydratante et on finit par se maquiller ?

Pas obligatoirement mais, on y vient et si on veut bien l’admettre, cela se fait plus ou moins discrètement. L’image de l’homme, elle-même, est en train de se transformer. Les femmes en sont en partie responsables : elles ont de plus en plus d’influence dans la vie active, dans les responsabilités et sculptent leurs corps avec les mêmes moyens que l’homme. À quoi bon surenchérir ?

L’homme d’aujourd’hui, tel le « Cheval de Troie », entre dans le rayon cosmétique et est en train de gagner la bataille. Il y a bien longtemps, cela avait commencé par une communication très hétéro-machiste, grand public, avec des déodorants qui attiraient des hordes d’amazones déchaînées. Aujourd’hui, l’homme s’épile le torse ou le reste,  prend soin de sa peau mais cultive souvent une barbe qui marque sa différence. Des soins dédiés à celle-ci comme un shampoing, de l’huile, un gommage ou encore un masque font leur apparition chez la toute nouvelle marque Française Apothecary 87. Les sportifs de haut niveau se lancent également dans l’aventure. Un exemple ? David Beckham, qui avait fait fantasmer femmes et hommes avec un slip révélateur, est revenu plus en douceur, en partenariat avec L’Oréal Luxe, pour présenter House 99, une ligne de cosmétiques à son image, dans laquelle se reconnaissent les barbus et les tatoués « métrosexuels ». 

L’égalité homme-femme par le vecteur de la beauté ?

Nous ne sommes pas dans un duel à armes égales. La beauté de la peau chez la femme, son éclat, son élasticité semble plus éphémère que chez l’homme … c’est vrai, la peau de celui-ci bénéficie d’un vieillissement plus lent car elle sécrète beaucoup plus de sébum – eh oui, la testostérone, encore elle ! Par conséquent, elle se dessèche moins … à priori. Mais, c’est  compter sans le feu quotidien du rasoir, du temps qui passe, des intempéries et de la culture valorisante de l’homme buriné. Par contre, il existe bien un secret et celui-ci est tout à fait naturel : le derme de ces messieurs est très riche en collagène et donc il vieillit moins vite. De ce fait, ils sont, à priori, moins adeptes aux baumes-crèmes et autres soins anti-âge.

Beau, vite et bien !

L’homme est toujours pressé et en matière de beauté, il reste fidèle à lui-même. Il faut que ce soit efficace et que ça traîne le moins possible…regardez le temps que votre compagnon va mettre avant de trouver une excuse pour ne pas appliquer un masque de beauté ! Non, il lui faut le tout-en–un. Il ira donc, tout naturellement, vers un soin Clarins restructurant comme le « Hydra-Sculpt », un exfoliant/hydratant qui lui évitera deux soins différents.  Citons le « All in One » des laboratoires Didier Rase qui satisfera l’homme encore plus pressé que les autres. En un seul flacon et avec chaque application, il trouvera une action anti-âge, une hydratation apaisante, un effet «  bonne mine » et un après-rasage. 

L’Unisexe d’hier et le No gender d’aujourd’hui : l’histoire se répète.

Dans les années 70, la mode vestimentaire unisexe avait fait un passage marquant dans la jeunesse de l’époque. Aujourd’hui, cela va plus loin dans la mesure où les comportements ne sont plus un effet de mode, mais s’affirment comme l’expression d’une démarche individuelle, parfois clivante avec le milieu social ou familial. Chacun choisit son genre. L’année dernière, le grand magasin Selfridges à Londres consacrait trois étages au No Gender et à New York, les magasins No Gender sont bien partis pour conquérir la tendance. Kooples, qui depuis longtemps avait assis sa communication sur le concept fusionnel de l’image des couples, persiste dans ce sens. Maintenant les ados «  se cherchent », comme on dit, lorsque leurs marques et leur tendance sexuelle ne sont pas clairement définies.

Le maquillage masculin, un lourd héritage ?

De Ramsès à Voltaire, de l’Égypte ancienne en passant par la Grèce de Socrate, aux hommes du XVIIIe  siècle et allons même jusqu’aux hommes politiques actuels, le maquillage a toujours été toujours au rendez-vous.  La rupture s’est peut-être faite juste après la Révolution française en ce qui nous concerne : les hommes qui se fardaient représentaient la noblesse, la bourgeoisie avec les privilèges qui leur étaient attribués.  Une tête ne vaut pas une poignée de talc…

Si l’Orient, l’Extrême Orient et l’Asie ont toujours su intégrer le maquillage des hommes dans leur horizon esthétique, l’Occident a du mal à s’y mettre mais, c’est une question de temps.

A l’heure de la reconnaissance du droit à chacun de choisir son genre ou sa sexualité, nous traînons encore les pieds.

Le bonheur au bout des doigts.

À la Rivière Distribution, nous espérons présenter à la rentrée 2019 une gamme de soins entièrement dédiée aux hommes,  mais … chut ! C’est encore « secret défense », alors restez connecté !

Quand on constate qu’un simple bâton de rouge à lèvres, un fard à paupières ou un fond de teint  peuvent transformer une chrysalide en papillon heureux et surtout libre, on se dit qu’il suffit de peu de choses pour pouvoir toucher le bonheur du bout des doigts.

Testostérone et Cosmétiques. l’Homme du XXIe siècle, est-il bien dans sa peau?