Slow Life … et si on s’y mettait, pour voir ?

Profitant de quelques jours de villégiature à Biarritz, je règle mon horloge biologique en mode « Farniente »… même si à distance, je continue mes activités de communicante avec pour fond d’écran l’océan… en live, pour une fois.

Le lendemain de mon arrivée, en consultant la presse et les réseaux, on m’apprend que j’ai tout faux… Il faut que je me mette en mode « Slow Life » !

Slow Life ?

Selon certains articles des rubriques du bien-être, ma vie ressemble plutôt à un Go Fast ! Entre mes activités professionnelles, familiales, mes hobbies, tout est chronométré, mesuré et il paraît que je cours à la catastrophe. Je procrastine? La déprime suivra et le Burn Out me tombera dessus si je ne ralentis pas !

Il faut donc que j’apprenne à passer du mode « rapido » à celui de « ralentendo », c’est-à-dire qu’il faut que j’arrête de « speeder » pour la moindre de mes actions, il faut que je ralentisse doucement, que je rétrograde ma conduite de vie et, surtout, que je reste cool . Le résultat n’en sera que meilleur. Plus facile à dire qu’à faire et je ne demande qu’à y croire, même si ce concept n’est pas nouveau.

Ok, on m’apprend aussi que j’ai tout en main pour accéder à la Slow Life. Je peux le faire grâce à des comportements qui ne me prendront pas la tête et qui me rendront plus sereine !

La Tendance est au Slow Life ?

Oui, assurément, puisque dérivé du style Kinfolk, né en 2015, qui prône le retour aux choses simples, au partage, aux traditions. Ce style s’est extériorisé avec les Hipsters, ces hommes très « métrosexuels », qui se laissent pousser la barbe au carré et qui ne parlent que de vintage ou de récupération pour la conception de mobiliers improbables. En fait, rien de très nouveau, si on considère les mouvements sociaux que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître : New Age, Hippies etc. (si ce n’est qu’à la place de la barbe, les plus jeunes se laissaient pousser les cheveux, faisaient eux-mêmes leur musique, leurs confitures et quittaient les villes pour aller garder les moutons dans le Larzac en rejetant le « système »)

Le Slow Life, selon certaines sources, est une expression lancée par un journaliste gastronomique en opposition à la culture du Fast-Food. Il fallait bien baptiser ce concept, que les gens qui nous aiment, nos médecins et notre corps, en règle générale, nous conseillent d’appliquer, chaque seconde de notre vie : ralentir pour vivre mieux ! Pas toujours si simple.

Être en mode slow life ?

Il ne s’agit pas de nous arrêter mais de ralentir, de laisser un peu plus de place à notre libre arbitre, d’arrêter d’agir comme des robots.

Oui, mais comment ?

Quelques exemples :

  • Commencer la journée par une petite méditation, pour évacuer ce qui nous importune et visualiser sa journée comme une nouvelle page de vie, à la fois belle, agréable et sereine.
  • Essayer de mettre la pédale douce sur la précipitation matinale.
  • Au bureau, profiter de la pause déjeuner pour s’aérer, au lieu de la passer avec un sandwich mou et à peine entamé, coincé entre l’ordinateur et un café froid .
  • Privilégier la qualité à la quantité… essayer de s’entourer de personnes positives et tenter de rester imperméable à celles qui vous polluent la vie… (la petite carapace que vous vous construirez discrètement deviendra une véritable armure, légère et facile à porter)
  • Réduire la consommation des réseaux sociaux, et ne les utiliser que lorsque c’est  nécessaire : travail ou échanges positifs (nous sommes presque tous victimes de cette véritable addiction).
  • Éteindre les écrans à une heure raisonnable, les troquer contre un bon bouquin.

Le Slow Life et la Famille

  • Parler à ses enfants en renouant avec le dîner familial (télé éteinte), prendre le temps de s’écouter, partager, écouter de la musique, ensemble, sans les écouteurs.
  • En vacances, réduire le temps de rôtissage sur la plage pour aller au marché y découvrir des produits locaux, faire ensemble une cuisine différente, essayer de nouvelles recettes plutôt que le sempiternel barbecue !
  • Au bord de la mer, oublier les jets-skis et compagnie, s’initier au paddle ou, sinon, encore mieux, faire la planche (excellent pour méditer au soleil).

Le Slow Life et Voyager…le Slow Travel

  • Préférez le train à l’avion pour certaines destinations. Moins de stress, gain de temps et détente seront au rendez-vous. Vous vivrez votre voyage au lieu de le subir, comme c’est bien souvent le cas. Ce sera plus cool et plus écologique, aussi.
  • Voyager léger sera toujours plus agréable.
  • Appliquez plein d’autres astuces comme, par exemple, apprendre quelques mots de la langue du pays… c’est aussi cela la décélération, l’art de sortir de sa zone… d’inconfort !

Le Slow Life et le Bien-être, les Cosmétiques et les soins du corps.

Quand on fait le ménage des méninges, autant prendre soin de son corps et de renouer des liens affectifs avec celui-ci.

  • Une longue balade, même sous la pluie ou dans le froid, en étant bien couvert, sera toujours plus bénéfique qu’un marathon.
  • Redonnez à votre salle de bain sa vocation apaisante en paressant dans un bain parfumé. Allumez des bougies, découvrez de nouveaux cosmétiques dédiés à la détente,
  • laissez-vous tenter par un masque et offrez à votre peau de nouvelles crèmes.
  • Vous verrez ensuite que votre rythme va s’apaiser et que vous serez mieux avec vous-même.
  • On peut aussi réduire le budget tabac et celui associé à d’autres produits peu nécessaires à la santé pour s’offrir, par exemple, un massage ou aller passer un peu de temps dans un spa. En faisant de petites économies, c’est parfaitement possible.

Mes conclusions sur le Slow Life.

En l’espace d’un mois, on peut, grâce à ces petits changements, largement dégager les bénéfices du Slow Life.

Mon iPhone, ma tablette et mon ordi sont, bien sûr, toujours au bout de mes doigts, mais je marche, je prends un peu plus de temps pour méditer, j’essaye de limiter les contacts avec les « Workaholics », de ne pas culpabiliser d’être ce que le Slow Life déteste, c’est-à-dire une « Executive Woman », une « Working Girl »… il faut bien travailler pour profiter du Slow Life, non?

Je veux bien faire tous les efforts possibles, mais d’ici à me rendre à Biarritz en calèche, sans GPS, il ne faut pas trop m’en demander.

Slow Life ? On se calme !

Slow Life … et si on s’y mettait, pour voir ?