Deauville – Une ville, une icône, Gabrielle « Coco » Chanel

Pour ceux et pour celles qui suivent régulièrement notre blog vous savez qu’à chaque fois que je suis prise par une envie d’aller voir ailleurs, j’essaie de partager mes escapades avec vous au travers d’un cosmétique, d’une fragrance ou même d’une célébrité associée à la destination choisie.

 

La semaine dernière n’était pas l’exception qui confirme la règle quand j’ai pu saisir deux jours pour m’évader sur la côte Normande. J’avais décidé de poser mon sac dans le petit port pittoresque d’Honfleur mais un « mini-break » en bord de mer en Normandie ne serait pas complet sans une brève escale dans les stations de Trouville et de Deauville. Je dis brève car en plein mois de juillet, ces villes sont juste bondées ! Sur un plan perso j’avoue avoir un petit penchant pour Trouville, la plus discrète et qui reste « supportable » malgré une population estivale débordante.

Néanmoins, c’est de Deauville dont je vais vous parler aujourd’hui et comment elle est devenu le Saint Tropez de la Manche !

Son attrait reste intact depuis les années 1860 quand le Duc de Morny, un politicien, financier et demi-frère de Napoléon III a laissé poser son regard, de son port d’attache de Trouville, vers les vastes plages de sable fin et surtout vides de Deauville. Il a rapidement convaincu trois amis investisseurs de créer avec lui une enclave de villas, un hippodrome et surtout une correspondance de chemin de fer pour lier Paris à Deauville.

La ville a été davantage embellie aux alentours de 1910 avec la création d’un casino, le plus beau d’Europe, deux hôtels d’exception, Le Grand Hôtel et le Normandie, un deuxième champ de courses et ensuite dans les années 20, la célèbre Promenade des Planches.

C’était à cette époque qu’une certaine Gabrielle Chanel alias Coco Chanel, la couturière de renom a ouvert sa première boutique à Deauville en1913 … le début d’une belle histoire de réussite et de succès planétaire.

Coco était folle amoureuse d’un jeune homme d’affaires Anglais « Boy » Arthur Capel, champion de polo à ses heures perdues. En le suivant dans ses diverses occupations, elle a développé son propre style tout à fait simple et unique. Souvent habillée en costume d’homme, elle ne portait ni bijoux, ni frous-frous ni fleurs mais plutôt une simple chemise à col ouvert. Certains ont attribué son allure à un signe de négligence mais le fait qu’elle ne ressemblait à personne d’autre l’a rendue encore plus célèbre !

Nous pouvons remercier Coco Chanel également d’avoir mis le bronzage à l’honneur ! Jusque là, le teint halé était associé à la classe ouvrière ou agricole mais avec Gabrielle tout était désormais possible. Du coup un joli bronzage symbolisait la fortune et le farniente !

Incapable de rien ne faire, comme la plupart de ses fréquentations, Gabrielle a rapidement loué une petite boutique pour vendre des chapeaux et puis ont suivi les vestes, les jupes en toile et bien sûr la célèbre marinière rayée bleu et blanc.

La station balnéaire l’ayant profondément inspirée, elle s’est vite rendu compte que nul ne comprenait mieux la mer que les marins pêcheurs. De ce fait elle a immédiatement adopté ce pull ultra confortable en jersey rayé pour les femmes et l’a coordonné avec les pantalons à pans en lin de marin afin de créer un look à la fois décontracté et moderne.

Le célèbre « Beige Deauville » cher à Gabrielle a été inspiré par la couleur du sable mouillé et l’iconique sac matelassé par les couvertures de selles utilisées par les jockeys à l’hippodrome qu’elle fréquentait avec Boy.

Coco Chanel a indéniablement capturé l’essence même de Deauville et plusieurs années plus tard c’était encore dans la station Normande en 1921 qu’elle rencontrait des investisseurs qui allaient lui prêter des fonds pour créer et lancer sa première fragrance … le célèbre Chanel N°5.

Et puis, la suite … on la connaît !

 

Deauville – Une ville, une icône, Gabrielle « Coco » Chanel