La Beauté pour la Bonne Cause.

Comme nous célébrons « Armistice » ce week-end,  j’ai trouvé qu’il serait intéressant de faire un petit voyage dans le temps, et la mémoire juste pour voir comment les femmes se débrouillaient en terme de beauté pendant la guerre … et quelle surprise !

Pendant la seconde guerre mondiale il est assez incroyable de voir le rôle actif que les femmes ont joué dans l’effort de guerre et ce qui allait devenir ce glamour propre aux années 40 débutant avec du rouge à lèvres vif et brillant qui n’était pas simplement réservé aux pIn-ups et aux starlettes !

Se faire belle était considéré comme un  acte de soutient  au moral des soldats qui combattaient les méchants.

Le rouge à lèvres était devenu la marque de fabrique des infirmières militaires, et état vendu dans de coloris  très « patriotiques »  comme le « Rouge de la Victoire » ou  le  « Rouge Combat ».

Les femmes contribuaient à cet effort de guerre en occupant des postes traditionnellement réservés aux hommes sans pour autant se masculiniser. Le maquillage était une manifestation de leur nouveau « Girl Power », tout en remplissant la demande sociétale de féminité.

On pourrait aller dans le sens que pour la première fois, les femmes quittaient la maison pour travailler au lieu de rester au foyer et prendre soin de leur famille, mais c’est faux, les femmes avaient toujours travailler – elles étaient une source de main d’œuvre peu cher hélas!  Le vrai changement résidait dans le fait que des bourgeoises et des femmes de la haute société étaient forcées d’effectuer des tâches traditionnellement assumées par des hommes.

Certains de ces «boulots»  les obligeaient à se salir, mais en dépit de cela on leur demandait de soigner leur apparence. Dans ce sens, on produisait même des films de formation pour leur montrer comment une femme pouvait être présentable au travail tout en restant attrayante.   Le rouge à lèvres brillant, les longs cils et les cheveux parfaitement coiffés faisait la transition de la mécanicienne de jour, à la pin-up du soir, comme un jeu d’enfant.

Comme la guerre progressait, les restrictions donnaient aux femmes un regain de créativité. On n’avait plus de bas, qu’importe!  On dessinait  les coutures à même la peau des jambes « bronzées » avec de la « Viandox » et le jus de betterave servait de rouge naturel pour les lèvres et les joues!

Ces efforts encouragèrent le patriotisme et les femmes ressentirent alors qu’elles avaient réellement aidé les forces alliées en faisant beaucoup de sacrifices sauf celui de leur apparence.

La coiffure aussi était influencée par l’effort de guerre, et le fameux «Victory Roll » ou  «Rouleau de la Victoire» était très pratique pour les travailleuses.  Son nom était même inspiré par la chute en spirale de l’avion ennemi.

En enroulant les cheveux sur les côtés, on les gardait sous contrôle et l’on avait moins de risques à ce qu’ils soient entraînés dans une machine, ou qu’ils gênent les yeux. A l’arrière, ils  étaient libérés en boucles, soit  retenus par un foulard ou un filet, cela signifie que les femmes restaient séduisantes.

Et voilà ! C’était il y a 76 ans…  alors quand vous rechignez à faire un petit effort, ayez une petite pensée pour ces femmes incroyables, vos mères, vos grand-mères ou n’importe laquelle de ces femmes qui pratiquaient la  «Beauté pour la Bonne Cause» –  une vraie leçon de vie!

La Beauté pour la Bonne Cause.